vendredi 5 février 2016

Quand même ! Ils ont osé, ils continuent, les vestes sont usées à force d'être retournées. Que croire et qui croire ? Les articles de presse ? Les journalistes de l'audiovisuel ? Le voisin qui a toujours un "y a qu'à, faut qu'on" à la bouche ? Les infos ici et là ? Se faire sa propre conviction ne revient-il pas à dire: je ne crois qu'en moi et j'ai raison.

Alors on hausse les épaules, on prend un air détaché, on s'arrache  les journeaux people en se disant :comment fait-il pour jongler avec le plein emploi présidentiel en se faufilant partout avec l'air niais sur un scooter qui a vu des jours meilledurs; Il pétarade sous les fenêtres de ses belles qui finissent de guerre lasse par murmurer  avec lassitude : "Monte, François, il y a la grande bibliothèque ! cela pourrait-être utile !" Une recette pour le prochain best-seller ? " L'accroche, il la voit déjà. Il fredonne :
"Je me voyais déjà en haut de l'affiche...."

Le monde est étrange, versatile, cruel, avec ses prédateurs et ses bonimenteurs. Devrons-nous survivre o tout prix, renoncer à nos valeurs, ne plus espérer, ne plus mettre au monde les enfants, globalisés par le système, le cerveau bien lavé, les addictions florissantes, l'indifférence de plus en plus éclatante.

Et puis quand même ! L'uniformisation de la langue, sans accent, sans ponctuation, sans saveur, avec comme orthographe, l'oral revisité sur les dalles des cités par ceux qui choisissent la dégringolade et le renoncement. Dans le 16ème arrdt, on vous bouscule en murmurant un pardon hypocrite.

Alors je dis : "QUAND MEME" !!!!!