jeudi 17 mars 2016

LES SOMMETS DE L'AME

Les caresses des nuages impalpables,
Aux douceurs vaporeuses ineffables,
Des massifs, parent les flancs généreux,
Sublimant leur beauté incomparable.

Les vertes prairies, en multiples quinconces,
Tendres aquarelles, semailles et semonces,
Echiquier primitif, palette de couleur,
Font un damier naturel de valeur.

La neige dessine un feston blanc,
Sur les hauts sommets en un seul élan,
 Un tapis immaculé de poudreuse
Recouvre chaque vallée bienheureuse.

Tu cries mon nom, tu pleures et tu gémis,
Mais l’amour est un poison impuni,
A l’infini l’écho d’un soir
Vient ranimer ton désespoir.

AS

6032016

vendredi 5 février 2016

Quand même ! Ils ont osé, ils continuent, les vestes sont usées à force d'être retournées. Que croire et qui croire ? Les articles de presse ? Les journalistes de l'audiovisuel ? Le voisin qui a toujours un "y a qu'à, faut qu'on" à la bouche ? Les infos ici et là ? Se faire sa propre conviction ne revient-il pas à dire: je ne crois qu'en moi et j'ai raison.

Alors on hausse les épaules, on prend un air détaché, on s'arrache  les journeaux people en se disant :comment fait-il pour jongler avec le plein emploi présidentiel en se faufilant partout avec l'air niais sur un scooter qui a vu des jours meilledurs; Il pétarade sous les fenêtres de ses belles qui finissent de guerre lasse par murmurer  avec lassitude : "Monte, François, il y a la grande bibliothèque ! cela pourrait-être utile !" Une recette pour le prochain best-seller ? " L'accroche, il la voit déjà. Il fredonne :
"Je me voyais déjà en haut de l'affiche...."

Le monde est étrange, versatile, cruel, avec ses prédateurs et ses bonimenteurs. Devrons-nous survivre o tout prix, renoncer à nos valeurs, ne plus espérer, ne plus mettre au monde les enfants, globalisés par le système, le cerveau bien lavé, les addictions florissantes, l'indifférence de plus en plus éclatante.

Et puis quand même ! L'uniformisation de la langue, sans accent, sans ponctuation, sans saveur, avec comme orthographe, l'oral revisité sur les dalles des cités par ceux qui choisissent la dégringolade et le renoncement. Dans le 16ème arrdt, on vous bouscule en murmurant un pardon hypocrite.

Alors je dis : "QUAND MEME" !!!!!







samedi 9 janvier 2016

LE PAYS DE THELLE




Les vertes collines demeurent souvenir
Fécondes et riches de coutumes fières
Maintes branches fleuries, entêtant élixir,
Ornent certains chemins aux talus de bruyères

Les sentiers en sous-bois inclinant au soupir
Offrent au promeneur des virées buissonnières
Dans les petits jardins frémissant au zéphyr
Les amours éclosent, fleurs aux boutonnières

Les lacets des coteaux avivent le désir
A Gaïa de s’unir sans regret ni œillères
Jusqu’à la fin des temps nimbés de plaisir

Ces folles errances par l’intime loisir
Enrichissent l’âme perdue en ses prières
Belle plénitude d’un serment sans faillir

samedi 26 septembre 2015

LES H L M,

M. Hollande devrait écouter davantage Renaud. Il en tirerait un bénéfice certain : celui de connaître les gens qui vivent dans les HLM. Sans préjugés, en ouvrant simplement les yeux sur les facilités accordées à certains et sur les interminables listes d'attente pour les autres. Et puis, concernant les logement sociaux de Paris, nulle terrasse avec appartement ne devrait être louée à ceux qui ont de gros moyens financiers, un poste public et des relations souterraines. De plus on ne peut loger les réfugiés de la terre entière et faire le lit du racisme en privant le citoyen français d'une habitation à loyer modéré.

"Au rez d'chaussée, dans mon HLM,
y'a une espèce de barbouze
qui surveille les entrées,
qui tire sur tout c'qui bouge,
surtout si c'est bronzé,
passe ses nuits dans les caves
avec son Beretta,
traque les mômes qui chouravent
le pinard aux bourgeois.
Y s'recrée l'Indochine
dans sa p'tite vie d'peigne cul.
Sa femme sort pas d'la cuisine,
sinon y cogne dessus.
Il est tell'ment givré
que même dans la Légion
z'ont fini par le j'ter,
c'est vous dire s'il est con !"

Et si Ségolène Royal rêve d'un Paris sans voiture, Anne Hidalgo en revendique l'idée ! Que dire de l'absence de parkings géants aux portes de la capitale ? Un pari qui peut réussir en créant des zones de stationnement gratuit autour des arrondissements. Qui sait ? Peut-être qu'un jour, le climat se portera mieux grâce aux efforts de tout un chacun. Aura-t-on  le temps d'inverser la progression de la pollution et de réduire la démographie ?

"
Pi y'a aussi, dans mon HLM,
un nouveau romantique,
un ancien combattant,
un loubard, et un flic
qui s'balade en survêtement,
y fait chaque jour son jogging
avec son berger all'mand,
de la cave au parking,
c'est vach'ment enrichissant.
Quand j'en ai marre d'ces braves gens
j'fais un saut au huitième
pour construire un moment
avec ma copine Germaine,
un monde rempli d'enfants.
Et quand le jour se lève
on s'quitte en y croyant,
c'est vous dire si on rêve !

Putain, c'qu'il est blême, mon HLM !
Et la môme du huitième, le hasch, elle aime !





lundi 21 septembre 2015

MON RECUEIL A NAÎTRE

Mon futur, mon rêve, mon avenir, c'est mon recueil à naître dans les douleurs de la conception et de l'enfantement. La sage-femme ne prévoit pas de complications. Il se présente bien. Les contractions sont fidèles au rendez-vous et se font régulières. Très attendu et en douceur, il bravera les vents contraires, traversera les océans, escaladera les sommets vertigineux, trouvera son chemin parmi les écueils et les parcours tracés en labyrinthe. Un balbutiement, un frémissement, une onde de fierté annoncent sans coup férir une heureuse naissance.

jeudi 27 août 2015

Critique de Bernard Dupuis pour Rêves d'ailleurs



« Un peu de poésie à l’heure de l’écrasante puissance de la bêtise ». C’est avec cette phrase de Fabrice Luchini dans la tête que j’ai entamé la lecture de « Rêves d’ailleurs » avec le sentiment merveilleux d’ouvrir un tiroir à secrets. Envie de m’octroyer un plaisir simple, de profiter du présent, d’écouter le silence des mots, de rêver tout simplement. Envie surtout d’un instant de bonheur, d’un instant d’éternité. Les règles de la prosodie étant trop compliquées pour moi, je ne m’y suis guère attardé, préférant de loin me laisser bercer par la musicalité et le rythme des mots, me laisser envahir par l’émotion. Sans émotion, sans notion de partage, la poésie n’existe pas, elle reste hermétique, ennuyeuse et inaccessible pour beaucoup. La poésie d’Anne Stien me touche l’âme et le cœur parce qu’elle me fait vibrer, qu’elle me rappelle que je suis ouvert à la beauté, à la chaleur, que je suis vulnérable dans ma solitude et qu’elle réveille en moi des milliers de souvenirs. C’est un véritable cadeau.

« J’aime tant la lumière des petits matins bleus », écrit Anne Stien. C’est dense, c’est fort, c’est magique, ça donne des frissons. On ne peut qu’aimer ces petits matins bleus. Avec un peu d’imagination, on pourrait même entendre le tintement joyeux de cloches lointaines. J’ai particulièrement aimé : « Lettre à un inconnu » et... j’ai voyagé… tout en restant dans mon fauteuil.

Merci Anne.